La gestion des milieux aquatiques en France…

 

 

La France fait figure d’exemple en matière de gestion des milieux aquatiques… Si si croyez-moi ! J’en veux pour preuve la Directive Cadre d’octobre 2000 pondue par nos élus européens dont le model fut inspiré par la France

Que dit cette Directive… Elle dit de retrouver un état satisfaisant de nos cours d’eau, d’ici 15 ans, pour l’ensemble des pays de l’Union. Bon ça c’est la partie qui n’est évidement pas inspirée de chez nous… Faut tout de même pas exagéré !! Mais ensuite cette Directive demande que les pays de l’Union traitent des problèmes de l’eau et des réseaux hydrographiques via des institutions ou administrations à l’échelle de bassin versant : des districts hydrographiques. C'est-à-dire des circonscriptions calquées à la réalité des écoulements de nos cours d’eau. Ceci correspond aux 6 grands bassins versants que sont Adour-Garonne, Loire-Bretagne, Seine-Normandie, Rhône Méditerranée Corse, Artois Picardie et Rhin Meuse.  

 

 

 

 Précurseur… Nous pouvons donc nous vanter en France d’avoir nos circonscriptions gérant les problèmes de l’eau depuis la loi sur l’eau de 1964 : Enorme… Mais les records s’arrêtent là… En effet, les Comités de Bassin pondent des grandes orientations généralistes devenues SDAGE avec la loi sir l’eau de 1992, et les Agences de l’Eau financent… Or, elles ont beaucoup financé l’irrigation et le drainage… Deux grands maux pour nos milieux aquatiques. Comme quoi l’institution ne suffit pas. Mais côté institution ce n’est pas simple non plus !  Ce qui caractérise la gestion des milieux aquatiques en France c’est le nombre hallucinant d’intervenants différents… En effet, on citait les Agences de l’Eau et Comités de Bassin… Mais ces institutions ne sont qu’une infime partie des acteurs ayant des compétences pour la gestion des milieux aquatiques…    

 

 

 

 Les acteurs… les ministères ! Ainsi de haut en bas nous avons : Le ministère de l’écologie qui gère les questions sur l’eau et les poissons, via les DIREN (Direction Régional de l’Environnement). Que font les DIREN, elles sont supposées assurer le suivi et le bon déroulement des politiques adoptées en matière de gestion des milieux aquatiques… vaste programme. En plus elle finance un peu, pas beaucoup d’argent, des études ou en dirige elle-même.  Mais nous avons aussi le Ministère de l’agriculture, les DDAF, service de police de l’eau et de la pêche sur les cours d’eau non domaniaux… Il y a également le ministère des transports, les DDE, police de l’eau sur les cours d’eau domaniaux. Il y a aussi VNF, Voie Navigable fluviale, chargée aussi de la police de l’eau sur les cours d’eau domaniaux et navigable. Citons aussi le Ministère de la santé… Les DDAS, chargé de la qualité de l’eau de baignade et de l’eau potable. Les DDSV s’occupe de l’aspect sanitaire et vétérinaire du transport du poisson vif par exemple. Tiens tiens !! C’est eux alors ?...  Le ministère de l’industrie, avec les DRIRE, chargé de la police des installations classées. Or le thème de l’eau et milieux aquatiques est le milieu récepteur pour une centrale nucléaire par exemple ?   

 

 

 

 La police… Concernant la présentation à l’échelle ministérielle je n’ai pas tout cité mais c’est déjà pas mal… A cela il faut ajouter, le CSP, qui est le service de police de la pêche et de l’eau. Bon celui-ci va prochainement être mangé mais les agents eux-mêmes attendent leurs sorts ? Ils s’appelleront Office National des Milieux Aquatiques Et ils devraient voir les missions techniques augmentées… pour ce qui est des missions de police ??? Auront-ils plus de moyens puisque le but de la réforme est essentiellement financière. Or moins y a de permis vendu plus le budget du CSP souffre !  Ajoutons également  les services de police plus classiques : police nationale et gendarmerie. Qui manque de spécialisation. Et puis on imagine l’ordre des priorités entre une affaire de braquage, de viol et de vol de carpes ! Rapportons cela aux juges et leurs décisions, et on imagine la manière dont est perçue la protection du milieu. En matière de police, on peut ajouter les gardes de Réserve Naturelle, les gardes ONF et les Gardes de l’ONCFS… Ouf ça en fait des képis… Pourtant ils ne se bousculent pas au bord de l’eau !… Combien de fois vous-êtes vous fait contrôler… Personnellement une fois par un garde du CSP qui avait trop froids aux mains pour les sortir de ses poches… Il est reparti avant même que l’on sorte nos permis. Puis une seconde fois par un garde d’une AAPPMA qui ne peut faire de constat d’usage relevant d’un délit ! En gros s’il s’agit de traiter d’un véritable problème de pollution ou trafic son assermentation est totalement insuffisante !  Il reste encore le CEMAGREFF qui travail beaucoup sur les milieux aquatiques via de nombreuses études. Il reste sur le volet étude scientifique.  Que de monde…   

 

 

 

 Plus près de nous Cette foule a donc l’eau et les milieux aquatiques en ligne de mire… Mais à l’échelle départementale, régionale et locale ils sont encore plus nombreux… Il y a le Conseil Régional, aucune compétence officielle sur la ressource… Sauf qu’il traite de l’aménagement du territoire, alors s’il veut aménager une région avec des milieux aquatique. Il est surtout un partenaire financier. Tout comme le Conseil Général par de véritable compétence (sauf sur les Espace Naturel Sensible, il achète des territoires pour les mettre en site de protection, et la aussi des fois ça concerne des milieux humides), mais il paye beaucoup. Alors il donne les critères d’éligibilités aux aides et de fait il intervient sur les milieux. Nous avons aussi les EPTP ; Etablissement Publique Territoriaux, leurs origines administratives sont variées. Citons EPIDor qui gère la Dordogne. Ce sont les Conseils Généraux concernés par ce cours d’eau qui se sont réunis pour créer un acteur supplémentaire pour la bonne gestion des cours d’eau ! Un de plus…  Il y a les associations de protection des migrateurs. Une pour chaque grand fleuve : MIGADO pour la Dordogne et Garonne, MIGRADO pour l’Adour, LOGRAMI pour la Loire  Enfin nous avons aussi les communes qui n’ont officiellement pas de compétence sur les cours d’eau. Sauf via les communautés de communes ou syndicat intercommunal pour la gestion de cours d’eau via des technicien rivière…  Cet organigramme déjà très complexe s’alourdit avec les acteurs associatifs, nos fameuses AAPPMA et Fédération Départementale de Pêche. Regroupées elles mêmes au niveau nationale UNPF… Enfin FNPF maintenant… Crucila comme changement !    OUF… Quand je vous disais qu’il y avait du monde… Et je tiens à préciser que j’ai fait cours et qu’il reste encore du monde ! Amusez vous à compter le nombre de personnes susceptibles de donner son avis… Ca fait peur !   Ainsi, comment peut-on raisonnablement envisager d’avoir une gestion des milieux aquatiques simple à la vue de ce foutoire administratif. Ajouton à cela une complexité réglementaire absolue… Qui se résume par le fait que pas moins de 3 codes régissent l’eau et la pêche en France, code civile, code de l’environnement et code rural.      

 

 

  La pêche et les poissons dans tout cela

Et oui, ne perdons nous pas l’essentiel au milieu de cette organisation à l’apparence incohérente. Cette multitude de partenaire encombre assurément la gestion des milieux aquatiques. Mais ceci est une infime partie des problèmes que l’on rencontre.  Cet empilement administratif n’est pas singulier à la pêche et aux milieux aquatiques, la France est une spécialiste de la question… Ainsi comme nous le précisions, et la pêche dans tout ça. La pêche pour qui et pour quoi ?

 

 

    Le poids économique L’un des grands problèmes c’est l’intérêt ! Qui s’intéresse aux poissons. Aucun ou si peu de rapport… Si peu en comparaison à l’énergie… Quel poids a le lobbying de la pêche face à celui de l’énergie nucléaire, ou encore face à la toute puissante EDF !!!!  Quel poids peut avoir la remonté d’une espèce piscicole face à une zone industrielle qui va rapporter gros en taxe professionnelle à la commune… Je vois mal un maire appelé l’ONEMA ou la DRIRE pour un constat d’usage de la société qui embauche le plus de personnes dans sa commune.  La solution n’est-elle pas que la pêche rapporte ? Ben oui…
  • Puisqu’il n’y a que l’argent qui compte, faisons admettre que la pêche et les milieux aquatiques sa rapporte, mais que leur mise en valeur et leur protection doivent être une nécessité absolue pour cela !  Les américains n’ont pas attendu pour démontrer cela. Ce sont les premiers pollueurs du monde, mais le puissant lobbying pêche s’est tout de même se faire entendre. Avec 45 millions de pêcheur cela dit, c’est plus facile ! 
  •  Le tourisme que peut générer la pêche est la piste à explorer. Les Irlandais l’ont compris depuis longtemps. Il est vrai que leurs retards économiques est pour beaucoup dans la préservation du milieu. Mais toujours est-il qu’avec un pays plus petits et un potentiel à l’origine bien plus modeste que la France, ce pays a su exploité le filon.  Le France a le plus beau potentiel halieutique d’Europe. Mais hormis les rares carpistes, qui viens en France tout spécifiquement pour pêcher ? Il existe bien sur des exemples de réussite, mais ceux-ci ne sont que le fruit d’individualités opiniâtres et avant-gardistes…  Enfin, le gros problème de la France c’est assurément que l’on repose sur une organisation associative et bénévole de la pêche. L’Etat est trop comptant de n’avoir pas professionnalisé ce secteur… Ou si peu !     

 

 

  •  Le monde associatif L’image du vieux pêcheur faisant uniquement l’ouverture est une réalité en France. Mais comment pourrait-il en être autrement. Qui-est ce qui lâche des truites comme on lâche les faisans avant l’ouverture ??

  •  Les AAPPMA ont la compétence de la gestion des pêcheurs, mais avant tout celle de la gestion et la protection des milieux aquatiques. Ainsi, lorsqu’ils jettent ces centaines truites d’élevage, n’est-ce pas une action allant à l’encontre de leurs obligations ?  Mais peut-on véritablement reprocher à un bénévole de mal ? Bénévole… Parlons-en ! A l’échelle d’un AAPPMA certainement… Mais au-delà… ??? Un président ça touche combien ??? Et pourquoi un bénévole est-il payé ??? Personne ne le force à s’investir… Tant qu’à payer quelqu’un, pourquoi on ne professionnalise pas les fédérations avec à la tête des gens formés pour la gestion des milieux qui ne gagneront pas plus en fonction du nombre de permis vendus !  Le principe veut que les pêcheurs financent la pêche en France. Pourquoi pas ? Mais lorsqu’on voit l’état des milieux aquatiques n’avons nous pas le droit de nous plaindre ? que fait-on de notre argent ? Est-il au fond si surprenant que de plus en plus de pratiquants fuient vers le privé… En effet, c’est plus cher, mais au moins on en a pour son argent.  
  
  •  Personnellement je suis triste devant l’état des écosystèmes aquatiques. Et c’est la première chose qui me dérange ! Cette gestion obscure des milieux ne trouvera de solutions que lorsque les dirigeants auront compris cela ! Mais c’est leur demander de se tirer une balle dans le pied. Les gens qui sont aujourd’hui à la tête de la pêche en France sont là grâce à ce système ! Alors pourquoi en changer ?  Que faire alors ? Continuer à hurler au scandale… certainement. Mais je comprends finalement le pêcheur qui veut juste aller à la pêche. Pourquoi se prendre la tête sur des problèmes si épineux aux apparences insolubles ! C’est pour cela que je ne l’incrimine pas de ne pas vouloir faire partie d’association de protection du milieu, AAPPMA ou FD… 
 
  •  Une des leçons à retenir c’est que cette complexité administrative et réglementaire, le jeu du lobbying et l’incompétence des acteurs fait que nos milieux sont devenus une catastrophe… j’en veux pour preuve  que les exemples de réussite de gestion sont dus à tout sauf aux efforts des pêcheurs et leurs organisations !   

 

  •  Preuve par l’exemple : Prenons par exemple un lac magnifique : Cazaux Sanguinet ! Une limpidité extraordinaire, une étendu océanique et la douceur du climat. Ce lac est un havre de paix et un bonheur à pêcher. Mais attention, ici pas de pêche facile. Si on jette à l’arrache en espérant le coup d’exploit en 5min, on rêve ! Tout ce mérite dans un lieu comme cela. C’est un investissement physique à l’échelle des dimensions du site. Ceux qui en sortiront vainqueur auront fait preuve de patience et d’intelligence.  
 
  • Mais à quoi devons nous un site aussi beau et bien conservé… Pas aux pêcheurs et encore moins aux gestionnaires ! Au ministère de la défense !!!

  • En effet, ce plan d’eau a vu au milieu des années 60 l’arrivé massive des militaires. Ce débarquement a entrainé une occupation des deux tiers du lac par l’armé de l’air (base de Cazaux). Mais elle a vu aussi l’occupation de millier d’hectares en bordure de Cazaux Sanguinet mais aussi de Biscarrosse Parentis (Centre d’Essais des Landes). Ainsi, le développement touristique à ici pris pas mal de retard. De plus il y avait la concurrence naturelle du bassin d’Arcachon et un peu plus bas du Pays Basque !  
  • Ainsi c’est bel et bien par défaut que le développement économique et touristique n’a pas pourri ce lac… Mais pour combien de temps encore ? Il existe bien la loi littorale applicable sur ces lacs. Mais quelles sera la volonté politique face aux gains générés par le tourisme de masse…  Autre exemple…

  • Dans la banlieue de Bordeaux il existe un plan d’eau remarquable pour sa population de carnassiers. Fruits d’un véritable travail des gestionnaires ? Bien sur que non ! Cette ancienne gravière a été petit à petit la poubelle du coin et le réceptacle des eaux de ruissellement les plus pourries !  Au fur et à mesure la qualité des eaux a fortement décliné pour laisser aujourd’hui une eau trouble hyper-eutrophe. Et bien malgré cela, les poissons résistent !! Miracle direz-vous ? Non, logique biologique. L’eutrophisation peut-être décrite comme un enrichissement. Ainsi plus il y a de végétaux plus il y a les espèces allant avec, et plus on trouve de carnassier au sommet de cette chaîne alimentaire… Ainsi nous avons aujourd’hui un lieu pas très accueillant entre industrie et route, mais qui réserve des surprises halieutiques exceptionnelles…   Ainsi grâce à l’aspect peu reluisant de ce plan d’eau, les pêcheurs ont déserté les lieux. Ainsi la vie piscicole a pu se développer. Personne pour gérer et une fois de plus le milieu s’en sort très bien tout seul ! Mais pour combien de temps encore… Car un jour les concentrations seront telles que l’enrichissement se transformera en véritable pollution et verra la disparition de ce cheptel extraordinaire…   

 

 

  •   Enfin, ultime exemple permettant cette fois-ci de constater le triste résultat d’une gestion supposé rationnelle… Citons un domaine que je qualifiais il y a environ 7 ans comme idyllique. Bercé entre pin, bruyère et douceur du sud ouest, le domaine départemental d’Hostens était le rêve pour tout pêcheur, quel que soit ça pratique. Me concernant plus particulièrement, les 300ha de plan d’eau était en plus autorisé à la pêche de nuit !! Tout simplement fantastique. Des poissons modestes… mais d’une rare beauté !  Par le fruit du hasard ou de secret politique, ces plans d’eau étaient classés eau close. 
  • Cela permettait à l’association de pêche (qui n’était alors même pas une AAPPMA) d’y mener des tarifs ahurissants : 80 francs la carte par an, sans obligation d’acheter le permis de pêche, pêche toute l’année (pas de fermeture du carnassier) et pêche de nuit… Le paradis du pêcheur.  Grâce à ce tableau idyllique on pouvait voir une population d’habitués venir fréquenter ce lieu. Ainsi, l’association comptait plus de 2000 adhérents. Faite le calcul ! Des moyens énormes pour gérer cet espace publique, et pourtant au bord de l’eau nous n’avions jamais l’impression qu’il y avait du monde !   Cette modeste association a ainsi consacré la majeure partie de son budget à aleviner et empoissonner. Ainsi nous avions des conditions de pêche parfaite avec un respect des pêcheurs pour les lieux, car d’habitués au site il n’avait pas envie de dégrader leur terrain de jeu favoris. 
 
  •  Bon ça fait un peu vieux con qui la clope à la bouche pleure sur les conditions de jadis… Mais depuis ça a changé…  Et oui, en 1999, bouleversement dans ce monde paisible : classement en eau libre des étangs !!!!

D’un pont de vue règlementaire, rien à dire… Ces plans d’eau sont effectivement en communication aval avec un cours d’eau…  Ainsi, obligation pour l’ensemble des pêcheurs voulant pratiquer à Hostens d’acheter un permis aujourd’hui à 60euros minimum ! Ainsi la population d’habituée a progressivement déserté les berges. Ben ça fait moins de monde à la pêche ! Ou est le problème finalement… Ben non !

Le problème c’est que cette eau libre a été ouverte en réciprocité totale !!! Ainsi, les milliers d’habitués ont été remplacé par des milliers de pêcheurs de passage. Ainsi le respect du milieu s’est vu fortement modifié. Abandon de détritus, déjection de pêcheur partout, poisson matraqués et abimés, chute du cheptel de carnassiers…   Pourquoi cette réciprocité ?

Ben, la fédération, heureuse d’avoir pu récupérer en eau libre les 300ha, a sollicité cette réciprocité en gage de subvention… Mais rien à voir avec ce que récoltait l’association avant 1999. Par la même occasion les adhérents de l’association locale de pêche (devenu depuis une APPMA) ont vu le nombre  passé de plus de 2000 à 150 !    Ainsi, le paysage a été bouleversé, souillé, les poissons matraqués, l’ambiance dégradée avec la présence de plus en plus fréquente de ce que j’appelle les lascars de la pêche. Vous en avez surement déjà rencontré. Celui dont les histoires de pêche sont toujours accompagnées de prise de gueule avec les autres pratiquants qui jaloux des résultats posaient les lignes le plus près possible de celui-ci. Et ce n’est qu’à coup d’insulte ou carrément bagarre que le problème est systématiquement résolu. Le méchant des étangs est un grand pêcheur ; et faut pas le faire chier OK !!! Son Pit-bull non plus…   Grace à l’organisation cohérente, c'est-à-dire AAPPMA, Fédération, subvention de celle-ci et eau libre, on est passé du rêve au cauchemar !!!   

 

 

 

 Il existe des moyens réglementaires de retrouver une situation proche de l’eau close… j’ai travaillé pendant 3 ans pour tenter de le mettre en place et le faire entendre au Conseil Général de la Gironde… Mais la pêche est à nouveau laissée au gens supposés savoir ce qu’ils font. Les spécialistes…on voit le résultat !    Le dessin noir de l’organisation de la pêche en France n’est pas vraiment le meilleur moyen d’attirer les foules afin de montrer que nous avons du poids et qu’il faut nous écouter. Je ne dirai pas qu’il faut faire le ménage chez nous… Je suis trop triste de voir mes pairs… Ils ne me donnent pas envie de m’investir dans la cause… Pourtant j’ai pris quelques heures pour rédiger ces lignes… Mais qui prendra le temps de les lire ?  

 

j ai pris le temps de lire

j ai pris le temps de lire et bien evidemment apprécié le constat réaliste du bord de l eau actuellement. combien ai-je rédigé d articles similaires à quelques copains pecheurs (et autres)pour signifier le meme ressenti ? bon article et des exemples bien précis. j ai vraiment bien aimé.

merci...

c'est cool d'avoir pris le temps de lire ces propos... Merci encore sympathique anonyme...

100% d'accord

Actuellement en poste dans un bureau d'études hydrauliques, je suis spécialisé dans la gestion, la restauration et l'aménagement de cours d'eau et je ne peux que partagé ton constat. C'est effrayant de voir le peu de rationnalité dans la gestion de nos milieux aquatiques. Il y a pléthore d'organismes sensés gérer nos cours d'eau (soit dit en passant avec des missions redondantes comme tu l'as souligné), peu de concertation et des moyens, certes de plus en plus faibles, mais utilisés de manière complétement irrationnelle. Et je sais de quoi je parle. Combien de fois ai-je réalisé des études ne débouchant sur rien ??? Combien de fois ai-je réalisé des études ayant déjà été réalisées, mais obsolètes puisque les prises de décisions devant en découler ont trop tardé à venir ??? C'est frustrant ! ! ! Et ne parlons pas de la partie législative ! ! ! Il y a vraiment là, de quoi avoir peur pour l'avenir de nos eaux... Romuald