
Dans l’article précédent sur les pêcheurs pro (La pêche professionnelle ! Une pratique préhistorique…), je proposais une reconversion de tous les pêcheurs pro en pisciculteurs. Rien d’ironique dans cette proposition, juste le rêve de voir un jour les choses évoluées dans le bon sens…
Il faut savoir que la production mondiale issue de la pêche professionnelle s’élève aujourd’hui à 90 millions de tonnes… les deux tiers de cette production (j’ai un peu de mal à utiliser le mot production car c’est plutôt à mes yeux du ramassage, de la cueillette… alors que le mot production renvoie à l’idée de fabrication, réalisation…) sont destinés à la consommation direct.

Ainsi les dernières 30 tonnes servent à produire des huiles et farines de poissons. Ces farines et huiles servent à l’élevage des porcs, poulets et à la pisciculture… Vous voyez donc où je veux en venir ! En effet, il apparait clairement que la pisciculture d’aujourd’hui n’est pas un substitut à la pêche en mer. Au contraire elle est pire car il faut savoir que de 5 tonnes de poissons sont nécessaires pour fabriquer 1 tonne de farine… Et ceci est d’autant plus grave lorsqu’on sait que pour produire 1kg de poisson issu d’aquaculture il faut
De fait l’idée de mettre les pêcheurs pro à l’aquaculture parait moins magique… Mais l’espoir n’est pas mort.
Ainsi de nombreuse expérience tentent de remplacer ces farines par des farines végétales. Cet exercice est délicat car on doit s’assurer de la bonne croissance des poissons produits mais également de leur santé, de leur aspect et de leur goût. Sur la truite, des expériences ont réussi à remplacer 75% des farines de poisson par des farines végétales. Ceci semble être le seuil maximal. En fonction des espèces ces proportions bougent. Néanmoins, si on arrivait déjà à remplacer au moins la moitié sa serait déjà pas mal !
En effet, les espèces servants à produire de la farine sont celles dont la valeur alimentaire pour les humains est la moins intéressante (c’est eux qui le disent) : capelan, sardine, tacaud, anchois… mais ce sont aussi des espèces qui dans la chaine alimentaire ont un rôle déterminants. Ainsi tout ce qui serait pêché en moins serait bénéfique ! D’abord aux espèces prélevées elles mêmes, mais aussi à toutes les espèces piscicoles, et donc aux biotopes que sont les océans.
Néanmoins se pose un problème à la substitution par les farines végétales… C’est la concurrence avec les besoins alimentaires des hommes à l’échelle planétaire mais aussi la fausse bonne idée des biocarburants… En effet, on vit depuis plusieurs mois une explosion des prix des céréales qui est due en partie à l’engouement pour les biocarburants… Je me suis déjà exprimer la dessus, néanmoins nous avons ici un nouvel argument visant à dire la connerie manifeste que représente les biocarburants !!!!
Ainsi le chemin est encore long pour réussir le pari de l’aquaculture, néanmoins j’y crois… Les résultats des chercheurs sont toujours meilleurs. De plus j’ai la naïveté de croire que la solution est devant nous… en effet, on a compris qu’il faudrait toujours un minimum de farine de poisson pour la production aquacole… Mais ces 25% nécessaires ne pourrait-ils pas venir d’autres choses que des poissons de mer ? Je ne pense peut-être pas à la farine animale (autre que piscicole) car nous rentrerions là aussi en concurrence avec l’alimentation humaine. Néanmoins des sources de protéines animales existent… J’en veux pour preuve les ragondins… en effet en France cet animal à trouver un place dans nos écosystèmes si confortable que les populations explosent… il est même classé nuisible. Partons à la chasse au myocastor (nom du ragondin) et transformons-le en farine ??? Les écrevisses américaines sont partout… Personne n’en veut… N’avons-nous pas ici une source de protéines formidable… En partant à la chasse à
Je n’ai pas la prétention d’avoir trouvé les solutions miracles, mais je pense que nous ne sommes pas loin du but… Ne manque-il pas juste une volonté politique ?


les farines
farines et milieux aquatiques...
oui oui oui!!!!
yes !