De l’eau dans le gaz ????!!!!!!
  

J’ai tendance à glorifier l’éthique carpiste en clamant le plus souvent possible notre vice à relâcher systématiquement un poisson… qui n’est pas en danger !!! Car en effet, la carpe est tout de même un cyprinidé supportant largement la dégringolade de la qualité des eaux dans notre pays…

 

La qualité de l’eau… Mais que signifie vraiment « la qualité de l’eau » ? Cela ne veut finalement pas dire grand-chose. En effet, cet indice est à prendre en considération en fonction d’un enjeu et/ou usages de la ressource. Ainsi les critères de qualité de l’eau sont sensiblement différents selon que l’on parle d’eau potable, d’usage pour une pisciculture ou au regard du ou d’un biotope.

 

Ainsi, je propose de faire un petit point sur les critères de qualités dont nous avons tous entendu parler sans peut-être véritablement savoir ce que cela signifie. Néanmoins je ne vais pas m’attaquer au sujet en donnant un cours empirique de physique-chimie… l’idée est d’identifier clairement les choses que l’on entend depuis toujours : pourquoi une eau acide est-elle moins favorable à la croissance des carpes, pourquoi la chaleur est limitante à l’activité des poissons et donc à la pêche… Afin de mieux comprendre le milieu et peut-être ainsi mieux pêcher !

 

 

 Teneur en oxygène (O2) / température

Nous savons tous depuis longtemps que le comportement de notre animal fétiche est lié à la température de l’eau. La première raison est avant tout que la carpe est un animal à sang froid, de fait sa faculté motrice et digestive est directement liée à la température de l’eau. Ainsi plus il fait froid et moins notre poisson bouge et plus temps de la digestion est long. C’est pour cela que ça mord tout de même moins l’hiver !

 

L’été et durant les périodes chaudes, notre poisson est en situation pour être au top ! Néanmoins, la teneur en oxygène est inversement proportionnelle à la température de l’eau. Ainsi plus il fait chaud et moins la concentration en oxygène du milieu est riche. En pratique cela signifie qu’au moment où notre poisson pourrait s’alimenter comme un ruminant boulimique, il se voit contraint dans son effort par un manque « d’air » !

 

Mais pour quelle raison avons-nous moins d’oxygène au fur et à mesure que l’eau se réchauffe ? La raison est que la solubilité des gaz diminue avec la chaleur. Pourquoi ? Et bien pour résumer, vous savez peut-être qu’il existe trois états physiques : solide, liquide, gazeux. Prenons pour illustrer cela l’exemple de l’eau : quand il faut chaud l’eau s’évapore passe ainsi à l’état gazeux, à température ambiante (entre 0°c et moins de 100°c) l’eau est à l’état liquide. Et enfin, lorsqu’il fait froid (- de 0°c) l’eau passe à l’état solide. Ces chiffres indicatifs de température ne prennent pas en compte la nature chimique des eaux car celle-ci joue sur son caractère physique (Ex : l’eau de mer gèle à une température inférieure à 0° à cause de sa teneur en sel dissous, eau plus dure… on y reviendra). Cet exemple vise simplement à illustrer le fait que la nature physique des éléments est fortement liée à la température.

 

Ainsi je le répète, une température élevée réduit la solubilité des gaz dans l'eau dont l'oxygène mais accélère les réactions d'oxydation ce qui entraînent une consommation d'oxygène (consommation de l’O2 par les plantes). On exprime la teneur en O2 en mg/l et en % de saturation (rapport entre la teneur effectivement présente dans l'eau et la teneur théorique). C’est en hiver que la saturation est la plus forte car c’est à ce moment là que les plantes, et organismes vivants en général, utilisent le moins d’oxygène, ainsi la présence réelle d’oxygène est proche de la quantité théoriquement présente.

 

Ainsi en critère de qualité, la température est un élément important car elle induit directement sur les autres caractéristiques comme la teneur en oxygène. Mais les teneurs en O2 varient aussi en fonction de bien d’autres éléments comme la pression atmosphérique ou encore la photosynthèse… En effet, par exemple on sait qu’avec l’altitude l’oxygène diminue. Ou encore, on sait qu’avec l’augmentation de l‘ensoleillement et de la température, la photosynthèse s’accroit et donc la consommation en oxygène également.

 

L’idée quand on parle de qualité d’eau, température ou concentration en oxygène c’est d’avoir à l’esprit que tout est lié (concentration en sel dissous, présence d’éléments nutritifs, pression atmosphérique, photosynthèse…). Ainsi pour simplifier et avoir de bons réflexes gardons à l’esprit des valeurs de références :

 

-         pour une truite, un cours d’eau dont la teneur en oxygène est de 5mg/l représente un seuil minimal à partir duquel les difficultés vont réellement apparaitre pour sa survie.

-         A l’inverse notre belle carpe peut tolérer jusqu’à 0,5mg d’O2 par litre.

-         Le record revient à la Loche d’étang qui peut vivre dans une eau à 0g/l. En effet, la loche monte à la surface pour aspirer de l’air, et grâce à un estomac recouvert de plis, elle arrive à faire passer  l’oxygène de l’air dans son sang. Près de 50% de l'air ainsi aspiré passe dans le sang. On parle donc de respiration intestinale ! Qui s’ajoute à sa respiration classique via ses branchies. C’est exceptionnel j’en conviens !

 

Ainsi on peut dire qu’une eau de torrent, est généralement sursaturée en oxygène, alors qu'une eau chargée en matières organiques dégradables par des micro-organismes est sous-saturée. En effet, la forte présence de matière organique, dans un plan d'eau par exemple, permet aux micro-organismes de se développer tout en consommant de l'oxygène. Tout est lié… ainsi si on a beaucoup de nutriment (azote phosphore) les plantes se développeront davantage, et la teneur en oxygène baissera… C’est la raison pour laquelle l’eutrophisation est dangereuse pour nos milieux aquatiques.

 

 

 Azote, Phosphore… Eutrophisation !

Azote et phosphore agissent comme des engrais sur les plantes. Ainsi plus ces éléments sont présents dans les solutions aqueuses où nagent nos poissons plus le risque d’eutrophisation est grand. Mais, qu’est-ce que l’eutrophisation ? En réalité il ne s’agit pas d’une pollution ou phénomène anthropique abominable qui terrasse tout… c’est plus subtile que cela.

 
Jussie !!!

Tous les lacs de métropole, d’Europe et du monde évoluent vers l’eutrophisation et le comblement, et ce n’est pas la faute de l’Homme !! C’est un phénomène naturel. Seul le lac Baïkal ne tend pas à l’eutrophisation, cette exception est si singulière que l’on y trouve par exemple des espèces de gammares de 15 cm… Imaginez la taille des carpes !!!!!

 

Redevenons sérieux. L’eutrophisation doit être perçue comme un enrichissement. Ainsi grâce à l’apport des nutriments la vie se développe… davantage de planctons et d’algues (production primaire), développement des consommateurs des végétaux, puis par voie trophique explosion des consommateurs secondaires, puis des prédateurs et enfin des supers prédateurs… Cette explosion de vie bénéficie ainsi à nos carpes. Par contre il faut reconnaitre que si l’eutrophisation est un phénomène naturel, son accélération et les dérives constatées sont bien d’origines anthropiques

 

Rappel… L’origine des apports de plus en plus important en nutriments sont connus et reconnus depuis très longtemps : agriculture, industrie, assainissement. Voici le drame de notre société ! Ce triptyque assassin est le responsable absolu de l’évolution de nos cours d’eau et lacs.

 

Ainsi, l’eutrophisation est originellement plutôt favorable aux carpes car elle supporte très bien cette explosion de vie consommatrice d’oxygène. Mais tôt ou tard (généralement plus tôt que tard) on sait que le milieu finira anoxique, comblé… voir carrément septique !!! En effet, lorsque les algues (macrophytes et plancton) explosent à cause de la surabondance de nutriments on assiste à une fermeture physique du milieu, à une coloration irrémédiable de l’eau, et une disparition de l’oxygène… Et là même la carpe n’y survivra pas.

 

Je voudrais en profiter pour faire un point sur le mythe de la carpe responsable de l’eutrophisation. Ceci est la plus grande escroquerie que l’on puisse entendre !! L’azote et le phosphore (et plutôt le phosphore d’ailleurs) ne sont pas apportés par nos carpes. Elles peuvent bien sur les relarguer lorsque elles retournent les fond comme si elles avaient un groin… Néanmoins elles se contentent de remettre en suspension des éléments apportés à 99% par les activités humaines citées plus haut. Qu’on se le dise !!!

 

Comme annoncé plus haut, gardons toujours à l’esprit que la qualité d’une eau doit être perçue en fonction de l’usage. L’eutrophisation est nuisible à la carpe mais uniquement dans les cas le plus extrêmes (hyper eutrophisation). Alors que les qualités requises pour la baignade sont beaucoup plus draconiennes. On a ici l’objet de la panique des gestionnaires de plans d’eau destinés à la baignade. Le retrait des poissons, ni la disparition des bouillettes permettront au milieu de redevenir sain tant que l’on continuera d’avoir des stations d’épuration obsolètes, des réseaux d’assainissement troués comme des gruyères et des agriculteurs qui pensent que plus on met d’engrais plus les rendements seront importants. Je déborde ici un peu du sujet mais avec un minimum de culture on peut ici apporter une réponse aux initiateurs de cette théorie. Arrêtons de nous prendre pour des tanches.

  

Les critères que l’on peu peut-être retenir : les rejets de station d’épuration ne doivent pas dépasser 10 à 15mg/l pour l’azote et 1 à 2 mg/l pour le phosphore. Ainsi dans le milieu naturel, on doit trouver en moyenne des concentrations bien inferieures à cela, car ces chiffres sont les concentrations maximales.

 

 

 PHLe pH, potentiel hydrogène, reflète la concentration d’un liquide en ions H+. Vous voila bien avancez !!!! Ce qu’il faut retenir et que tout le monde sait déjà c’est qu’il traduit la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14, 7 étant le pH de neutralité. Dans le même esprit que pour la teneur en oxygène, retenons simplement.
pH < 5 Acidité forte
pH = 7 pH neutre
7 < pH < 8 Neutralité approchée => majorité des eaux de surface
5,5 < pH < 8 Majorité des eaux souterraines
pH = 8 Alcalinité forte.
 

Les eaux les moins minéralisées sont celles qui ont le PH le plus bas. Par définition cela veut dire que selon la concentration en ions H+, c'est-à-dire la valeur du PH, l’eau est plus ou moins riche en éléments minéraux à savoir calcium, magnésium, potassium… Ces éléments minéraux ont le sait sont ceux du milieu naturel qui permettent la croissance des êtres vivants. En effet la structure cartilagineuse de notre poisson dépendra grandement de la nature de l’eau. Et si il y a une concentration importante de Calcium ou magnésium par exemple nous aurons assurément un PH neutre voir basique. C’est pour cette raison que les eaux acides offrent moins de gros poissons.

 

Pour savoir s’il y a beaucoup de sels minéraux il faut mesurer la conductivité…

Conductivité

Celle-ci ne permet pas d’identifier la nature précise des sels présents, par contre c’est un indicateur intéressant. La conductivité électrique traduit la capacité d’une solution aqueuse à conduire le courant électrique. L’unité de mesure utilisée est le Siemens (S/cm) exprimé souvent en micro siemens/cm (µs/cm) ou millisiemens (mS/cm). La conductivité est directement proportionnelle à la quantité de solides (les sels minéraux) dissous dans l’eau. Ainsi, plus la concentration en solide dissout sera importante, plus la conductivité sera élevée.

Pour garder à l’esprit la notion de qualité sachez qu’en excès, les sels comme les sulfates, chlorures, sodium ou magnésium, peuvent provoquer une altération gustative de l'eau, la rendre laxative, être responsables de maladies rénales ou cardio-vasculaires ou entraîner des problèmes de corrosion. Ceci étant des critères de qualité d’eau pour la consommation humaine. En effet, on estime qu’une eau pour la consommation courante ne doit pas dépasser 300 mg/l de résidus sec (La conductivité ou le résidu sec à 180 °C permettent l'estimation de la minéralisation d'une eau, c'est-à-dire la quantité de sels minéraux contenu). Sauf dans le cas d’une consommation à but thérapeutique.

A l’inverse, pour la pêche retenons :

Eau Pure                                                         0,055 µS/cm

   Eau Distillée                                                        0,5 µS/cm

   Eau de Montagne                                                 1,0 µS/cm

   Eau Courante                                            500 à 800 µS/cm

   Max.pour l'eau potable                                     1055 µS/cm

   Eau de Mer                                                           56 mS/cm

 

Eau de Montagne                                                 1,0 µS/cm

   Eau Courante                                            500 à 800 µS/cm

 

Ainsi, au-delà des caractéristiques naturelles de l’eau (due à la géologie, ou occupation du sol…) une eau riche en sels minéraux est plutôt favorable à nos très chères carpes.

 

 

Turbidité

La turbidité traduit la présence de particules en suspension dans l'eau (débris organiques, argiles, organismes microscopiques…). Les désagréments causés par une turbidité auprès des usagers sont relatifs. Pour la consommation humaine elles sont très fortes bien sur. Mais pour y voir plus clair (elle était facile…) voici un indice de valeur : Classes de turbidité usuelles (NTU, Nephelometric Turbidity Unit)
NTU < 5 Eau claire
5 < NTU < 30 Eau légèrement trouble
NTU > 50 Eau trouble
 

A mon sens, la turbidité n’est pas un élément déclassant ou favorable à la vie de notre poisson. Il conditionne surtout son confort de vie. Néanmoins, la turbidité peut-être perçu comme un indicateur.

 

En étang. Elle peut-être le fruit de la dissolution de la matière qui compose le sol. Ainsi sur des substrats argileux, les matières colloïdales peuvent altérer la transparence de l’eau. A l’inverse dans le cas d’une eau chargée en azote ou phosphore, le degré de turbidité doit être perçu comme un indicateur de l’eutrophisation du milieu.

 

Au-delà de ça, sachons que les eaux sont en général plus claires en hiver du fait du ralentissement de la vie végétale et de la photosynthèse.

 

 

  IBGN (Indice Biologique Global Normalisé)

Je voudrai terminer par cet indicateur pour lequel j’ai un petit penchant.

L’IBGN est en un inventaire faunistique (d’invertébré de plus de 0,5mm) d’un cours d’eau permettant  de donner une note de qualité sur 20. En effet, la qualité (taxons ou famille) et la quantité d’animaux (larves d’insectes, mollusques, vers, crustacés…) trouvés permet d’avoir un estimatif de la qualité écologique et biologique du cours d’eau. On détermine successivement et précisément pour la totalité des 8 échantillons (la procédure IBGN est décrite dans la Norme NF T90-350) la population collectée (taxon

Cet indicateur est bien sur à rapporté à la qualité physico chimique de l’eau à analyser. Et le choix des stations de prélèvement est bien sur réaliser en adéquation avec ces éléments. Néanmoins, cet indicateur permet d’avoir un retour de qualité sur les précédentes années ( 1 à 2 années). En effet, l’analyse physico-chimique permet d’avoir l’état de santé du cours d’eau, ou étang, à l’instant T. Alors que l’IBGN nous donne à partir de l’état de population une note rapportant la qualité du milieu. Or les animaux prélevés ont en général un cycle biologique de plusieurs années. Ainsi, une larve d’insecte trouvé à l’âge adulte, dont l’exigence sur la qualité d’eau est forte, permettra de dire que la qualité du cours d’eau a été suffisante sur l’ensemble du cycle biologique de cette espèce. On appelle cela avoir un retour de la qualité d’eau. L’IBGN est donc un outil d’appréciation de qualité d’eau sur les années précédent le prélèvement.

 

L’IBGN est d’autan plus un bon outil qu’il considéré la qualité du cours d’eau en fonction de sa capacité naturelle. En effet, une mauvaise note n’est pas toujours le fruit d’une pollution ou dégradation anthropique, elle peut être simplement le fruit d’un milieu naturellement pauvre. Et ça l’outil IBGN permet de l’identifier.

 

La grille que l’on obtient est donc

IBGN

=17

16-13

12-9

8-5

=4

Couleur

Bleu

Vert

Jaune

Orange

Rouge

Sur une carte on peut ainsi faire apparaitre en couleur le ou les tronçons du cours d’eau apprécié, et avoir ainsi immédiatement l’état du cours d’eau le long de son parcours. On voit ici souvent l’origine des pollutions (zones agricoles, zone urbanisées…).

 

Au-delà des qualités même de cet outils d’analyse, qui dans les détails peut-être assez complexe, il permet surtout d’acquérir une culture des animaux benthiques présents dans l’eau qui au-delà de la qualité de l’eau sont avant tout une source providentielle de nourriture pour nos poissons.

 

 Exemples :

Ephémères (200 espèces en Europe). Ces larves sont souvent très représentatives de milieu oxygénés… cours d’eau à truites plutôt. On stade adulte, l’insecte volant ne vit parfois pas plus de quelques heures.

 

Larves de libellules (150 espèces en Europe) (photo) : Véritable prédateur au cours de sa vie subaquatique, cet insecte est pourvu d’une mâchoire en forme de pince.

 

 

Porte bois  ou larve de trichoptère. Celle vit en générale dans un fourreau tubulaire qui la protège. L’adulte ressemble à une mite. Ce fourreau protecteur composé de débris de tout genre (bois, sable, graviers) est collé à partir d’un fil de soie que fabrique la larve. Selon l’espèce, sa présence en nombre suffisant est un indicateur de bonne qualité des eaux.

 

Les  gammares. Il existe bien sur plusieurs espèces de Gammares. Mais en règle générale ces crustacés ne sont pas les plus sensibles  à la pollution. Ils sont une source de nourriture certaine pour nos cyprinidés.

 

 

Les diptères. Larves de moustiques et moucherons sont eux à l’inverse représentatif d’un milieu appauvri, avec pas mal de matière organique et peu d’oxygène. Les carpes s’en régalent !

  Conclusion

Cet article doit permettre d’y voir un peu plus clair lorsqu’on cherche des diagnostics de qualité d’un milieu aquatique que l’on fréquente. Aujourd’hui des informations de ce type sont très disponibles alors pourquoi s’en priver :

-         Les DDASS doivent faire paraitre les qualités d’eau de baignade, ceux-ci offre alors une source importante de données,

-         il y a également le suivi des stations d’épuration qui oblige à réaliser des suivis,

-         le réseau de suivi réalisé par chaque Conseil Général,

-         les réseaux des agences de l’eau,

-         les suivis des syndicats intercommunaux de gestion de rivières, ou communauté de communes, il y en a de plus en plus.

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salut manu! voila je trouve

salut manu! voila je trouve tes articles trés intéressants et je voulai juste savoir quel est ton domaine de compétence professionnel??? (étude effectuée, métier pratiqué)??? merci de ta réponse! amicalement Alexandre

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Salut Alexandre, J'ai trainé sur les bancs de la fac de géographie (jusuqu'en DEA) mais c'est ma dernière année qui m'a permis de trouver ma voie... Grace à ce DESS sur la gestion des milieux aquatiques j'ai trouvé un premier job dans un service de police de l'eau, puis maintenant dans une administration térritoriale où nous gèrons des cours d'eau... Ce que je retiens c'est surtout la chance de pouvoir apprendre un peu tous les jours sur l'eau, les poissons, les milieux aquatiques en général... Il reste tant à connaitre. Tant mieux !