A propos de l’ouverture 2009…
Soumis par Manu le mar, 04/14/2009 - 09:18.

Samedi prochain démarrera enfin l’heure officielle où nous pourrons enfin pratiquer en toute légalité la traque des nos chers carnassiers. Enfin tout du moins dans quelques départements Français dont la(les) Charente(s), la Gironde et la Dordogne … Mais est-ce une si bonne nouvelle que cela ? Il est vrai que cette date peut être ressentie comme un soulagement, une grande expiration libérant les quelques semaines d’angoisses de non pratique ou de gangsta finalement inconfortable… reconnaissons-le ! Mais elle représente aussi et surtout le moment où les jours rallongent, les températures remontent et où naturellement mon envie d’être au bord de l’eau se manifeste dans chacune de mes acticités. Et je dois reconnaitre que je n’ai pas attendu le 18 avril pour faire mon premier Bass… Un Bass en mars c’est génial ! C’est comme une première fois… Cette année je l’ai pris au bout de 15 min. J’étais tellement satisfait par cette capture que j’ai arrêté là ma partie de pêche. L’essentiel était finalement réalisé… faire le premier poisson de l’année ! Tout cela pour dire est-ce vraiment grave d’ouvrir les carnassiers dés le 18 avril au regard des fraies du Sandre et Bass… En effet, pour ma part ce sont les conditions météo qui me donnent ou pas envie de partir à la pêche… Et lorsque je pratique en toute illégalité ou dans des eaux closes ou privées, au moment de la fraie des brochets je pratique sur les postes où ceux-ci ne sont pas en plein ébat… Et là pas ou peu de risques de les perturber. Mais une Fédération de Pêche peut-elle se faire l’écho d’une telle philosophie (je ne parle pas du gangsta… bien sur). En effet, peut-elle compter sur la culture des pratiquants et leurs sensibilités au regard de la protection des milieux ? Non bien sur… Mais elle se doit de communiquer et de contribuer à la culture des pêcheurs. En effet, tout les pratiquants non pas un bon vieux Delachaux (référence à l’ouvrage « Guide des poissons d’eau douce et de la pêche » chez Delachaux et Niestlé) dans leur bibliothèque où sur leur table de chevet, qu’ils consultent comme une bonne vielle bible. Par contre les FD sont en cours de professionnalisation et ça c’est une bonne nouvelle. Cela se manifeste par l’embauche de plus en plus de personnel avec une recrudescence de personnes diplômées et sensibilisées sur la protection des milieux aquatiques. Problème c’est le retard… En effet si on compare la technicité et la professionnalisation des FD de pêche à celle de la chasse … nous avons 20 ans de retard ! Sans envisager le passage d’un permis comme pour la chasse, il serait intéressant que les FD organisent des journées d’informations et sensibilisations obligatoires pour les titulaires de permis de pêcher… C’est ce qui se passe déjà pour les piégeurs agréés. En effet, un numéro d’agrément leur est donné, il y a un pseudo examen, mais surtout il y a l’obligation tout les 5 ans de recevoir une formation pour conserver son droit de piéger ! En effet, comme pour le piégeage, la pêche est une pratique qui peut entrainer la destruction d’espèces protégées, ainsi cela ne justifie-t-il pas une véritable formation des pratiquants !? La chose qui peut également justifier une ouverture précoce du carnassier dans certains départements c’est la différence d’égards entre un Brochet et un Bass. En effet, une des déclinaisons de la nouvelle loi sur l’eau issue de la Directive cadre européenne, c’est l’obligation de l’amélioration de la qualité des milieux (pour 2015). Ainsi parmi les critères pour le constat de cette déclinaison obligatoire (sinon la France devra rendre des compte et en payer les conséquences) la vie piscicole sera prise en compte. Ainsi les FD dans leurs professionnalisations mettent en place des mesures pour la sauvegarde d’espèces prioritaires comme le Brochet… Ainsi le Bass passe en second plan !! Cette dualité renvoi finalement au conflit de gérer la protection du milieu et la gestion de la pêche !!! En effet, est-il possible de satisfaire tout le monde ??? Pour ma part je pense que oui… En effet un pêcheur heureux n’est-il pas celui qui pratique sur des espèces naturalisées et en abondance simplement pour le plaisir et non celui de l’estomac ? Cela passe à mon avis par un gros travail de sensibilisation et pourquoi pas par un peu de présence au bord de l’eau par autres choses que des bénévoles… et au final si on a plus le choix user de la répression pour les derniers irréductibles … les bœufs… les viandards…

mars 2009... 1er bass !

je suis du même avis!
passion...